Les Personnalités

de l'Institut

Mário Soares

Président de la République portugaise de 1986 à 1996, il a été auparavant ministre des Affaires étrangères en 1974 et nommé Premier ministre à deux reprises en 1976 et 1983. C’est notamment son gouvernement qui parvient à négocier l'entrée du Portugal au sein de la Communauté économique européenne.
Diplômé d'histoire, de philosophie et de droit de l'université de Lisbonne, il devient enseignant d'université en 1957. Il est également membre du Haut Conseil de la Francophonie et a reçu le Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe en 2000.

Júlio Pomar

Artiste plastique et peintre portugais, il fait partie de la 3ème génération de peintres modernistes portugais grâce à une
œuvre multifacette, centrée sur la peinture, le dessin, la céramique et la gravure, avec d'importants développements dans les domaines tridimensionnel (sculpture ; assemblage). Ses travaux ont fait l’objet de grandes expositions au Portugal (Fondation Calouste Gulbenkian, Musée de l'Art Contemporain de Serralves, Musée d'Art Moderne de Sintra) comme à l’international (musées de São Paulo, Rio de Janeiro et Brasília).

Son œuvre se positionne comme une des principales expressions de la création artistique contemporaine portugaise.

Carlos do Carmo

Chanteur portugais de Fado, il commence sa carrière artistique en 1964, bien qu'il ait déjà enregistré un disque à l'âge de neuf ans. Il représente le Portugal au Concours Eurovision de la chan- son 1976, avec le titre Flor de Verde Pinho, inspiré du poème de Manuel Alegre. L’artiste participe largement au rayonnement international du Fado, en accaparant des scènes aussi mythiques que le Royal Albert Hall de Londres, le Canergie Hall de New York ou encore l’Olympia à Paris. En 2015, après 50 ans de carrière, il est récompensé pour l’ensemble de son oeuvre en recevant un Grammy Latin Awards.

Pilar del Río

Journaliste, écrivaine et traductrice d'origine espagnole, elle obtient la nationalité portugaise suite à sa rencontre en 1986 avec l'écrivain portugais et prix Nobel de littérature José Saramago, avec qui elle se ma- riera deux ans plus tard. Elle traduira notamment plusieurs œuvres de son mari en espagnol. Actuellement, elle préside la Fondation José Saramago.

Manuel Rui

Auteur angolais de poésie, contes, romans et œuvre pour le théâtre.
La plupart de son œuvre expose avec ironie, comédie et humour, la situation en Angola suite à l'indépendance du pays.

Juriste de formation, il a exercé le droit à Coimbra et Viseu pendant la guerre d'indépendance de l'Angola. Après
la révolution du 25 avril 1974, il retourne en Angola et devient ministre de l'Information du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). Il a également été le premier représentant de l'Angola auprès de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et des Nations Unies.

Très engagé dans le domaine culturel, il est membre fondateur de l'Union des Artistes et des Compositeurs angolais et de la Société d'Auteurs angolais. Il est d’ailleurs l'auteur des paroles de l'Hymne national de l’Angola. Sur un plan académique, il a été directeur de la Faculté de Lettres de Lubango et de l'Institut Supérieur de Sciences de l'Éducation.

António Victorino de Almeida

Compositeur, chef d'orchestre, pianiste, écrivain et présentateur portugais, il se consacre notamment à la création de programmes de télévision sur la musique.
Il compose sa première œuvre à l'âge de cinq ans, ce qui lui vaudra le surnom de “petit-prodige”.
Plus tard, il sera attaché culturel de l'Ambassade du Portugal à Vienne entre 1974 et 1981, un poste qui lui valut d'être décoré par le Président de la République d'Autriche.

Le 9 juin 2005, il devient Grand-Croix de l'ordre de l'Infant Dom Henri.

Alice Vieira

Écrivaine et journaliste portugaise, elle a travaillé notamment pour le Diário de Lisboa, dans lequel elle a dirigé un supplément « Jeunesse ». Elle a également collaboré pendant plusieurs années avec la revue Activa et le Journal de Notícias. Ayant travaillé sur plusieurs programmes de télévision pour les enfants, elle est considérée comme l'une des plus importantes écrivaines portugaises de littérature jeunesse.

Ses œuvres, traduites dans plusieurs langues, ont acquis une renommée internationale. Elle est d’ailleurs récompensée par le Grand Prix Gulbenkian (1994), le Prix de littérature Maria Amália Vaz de Carvalho (2007) et le Prix du meilleur livre en langue portugaise édité au Brésil en (2016). Elle est faite commandeur de l'ordre du Mérite.

Adriano Moreira

Diplômé de la faculté de Droit de l'université de Lisbonne en 1944, il devient avocat, professeur universitaire de Sciences Politiques et de Relations Inter- nationales. Ministre de l’Outre-mer durant la deuxième république, il deviendra par la suite une personnalité politique de premier plan. Successivement, Président du Centre Démocrate Social (1986-1988), député de l'Assemblée de la République (1979-1991), puis vice-président de l’Assemblée de la République (1991-1995).

Parallèlement, il poursuit sa carrière d’enseignant spécialisé dans les relations internationales, à l'Ecole de Commandement et d'État-Major de l'Armée, ou encore à l'Université pontificale catholique de Rio de Janeiro. En 2015, il devient membre du Conseil d'Etat, après avoir été élu par l’Assemblée de la République.

Sebastião Feyo de Azevedo

Président de l'université de Porto, il est également directeur de la Faculté d’Ingénierie depuis juillet 2010. Auparavant, il a été vice-président de l'ordre des Ingénieurs (2004 - 2010), une période pendant laquelle il a été président du Conseil d'Admission et de Qualification de l'ordre. Il a fait également partie du conseil d’administration de la Porto Business School entre 2012 et 2014.

Membre éminent du Bologna follow-up group, qui définit l'espace européen de l'enseignement supérieur dans le cadre de l'objectif visé par le processus de Lisbonne, il en prend la tête durant pendant la présidence portugaise de l'Union européenne.

Edgar Morin

Après des études universitaires d’histoire, de sociologie, d’économie et de philosophie, il s’engage dans la résistance française aux côtés des communistes dès 1941. Au sortir de la guerre, il devient journaliste, avant de rejoindre le monde de la recherche au CNRS et l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales (1973-1989). Dans son oeuvre majeur La
Méthode (1977-2010), il se consacre à relever le défi de la complexité qui s'impose désormais, non seulement à la connaissance scientifique, mais aussi aux problèmes humains, sociaux et politiques.

Cette recherche débouche sur la proposition d’une réforme de pensée. Il s’intéresse en outre aux domaines de l’éducation (Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur - 2000) et de l’écologie appelant à la "conscience planétaire" (Terre-patrie – 1993). Président de l’Agence européenne pour la culture (Unesco), il est également commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres et de la Légion d’honneur.

Joaquim de Almeida

Acteur portugais, il abandonne les cours de théâtre de l'Ecole supérieure de théâtre et du cinéma de Lisbonne et part
pour les Etats-Unis où il reçoit une formation au Lee Strasberg Theatre and Film Institute de New York. Avec plus de 60 emplois différents dans le cinéma, il devient le plus international des acteurs portugais, ce qui lui vaudra d'être surnommé le « Phil Hartman Latino ».

Si nous avons pu le voir dans des films comme Danger immédiat de Philip Noyce ou encore Che deuxième partie : guerrilla de Steven Soderbergh, il s'est particulièrement illustré dans des films de Robert Rodriguez comme Desperado ou The hearth of the earth. Il se distingue aussi sur le petit écran en apparaissant dans des séries com- me A la maison blanche ou 24 heures chrono.

En France, il tient le rôle principal du film très remarqué La cage dorée, de Ruben Alves, qui s'amuse des préjugés associés à la communauté portugaise à Paris.

Fernando Henrique Cardoso

Président de la République fédérative du Brésil de 1995 à 2002, il a été auparavant sénateur de l’État de São Paulo,
ministre des Affaires étrangères puis ministre des Finances. Sociologue de formation, il a été professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et au Collège de France.

Après son départ de la Présidence, il crée la « Fondation brésilienne pour un développement durable » et prononce de nombreuses conférences, notamment sur le thème de la déforestation.

AMBASSADEUR EUGÉNIO ANACORETA CORREIA

Diplômé de la Faculté d'Ingénierie de l'Université de Porto, Eugénio Anacoreta Correia a été Député à l'Assemblée de la République (1976/1987), co-fondateur du "mouvement" des Organisations Non-Gouvernementales Portugaises pour le Développement et son premier Coordinateur et Représentant auprès de la Commission Européenne (1986/1988).

Il a été également Ambassadeur du Portugal à Saint-Tomé et Principe (1988/1993) et au Cap-Vert (1993/1998) ainsi que Président de l'Institut de la Coopération Portugaise (1999/2002). Il a été nommé Grand-Croix de l'Ordre du Mérite, Grand-Croix de l'Ordre de l'Infant D. Henri. Il a été décoré de la médaille de 1ère Classe de l'Ordre de Volcano (Cap- Vert) et a été nommé Chevalier de l'Ordre de Rio Mono (Togo).

Il est, depuis 2006, Président de l'Assemblée des Guérisseurs de la Fondation Cidade de Lisboa et, depuis 2009, Président du Conseil de l'Administration de l'Observatoire de la Langue Portugaise.

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A propos

L'Institut du Monde Lusophone représente une communauté d’énonciateurs portugais / lusophones  passionnés de la langue portugaise et des cultures lusophones. Nos membres croient dans le rôle civilisateur de la langue et de la culture. Non pas uniquement la "civilisation" lusophone au sens premier du terme, mais  également une communauté́ de valeurs, de philosophie, d'histoire, de joie de vivre et un mode de vie par-delà les frontières de l'espace et de la pensée.

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